Dans le cadre de nos 11 semaines en Amérique centrale, nous avons consacré deux semaines à explorer le Nicaragua, du 8 au 22 février 2024. Au Nicaragua en février, la chaleur est au rendez-vous ! Les températures descendent rarement en dessous de 30 la nuit et atteignent les 35 pendant la journée. Étant donné que les piscines et la climatisation n’étaient pas toujours disponibles, les douches froides ont été fréquentes, parfois quatre par jour !
Nous avons posé nos sacs à quatre endroits différents :
- Trois nuits à Léon
- Quatre nuits à Granada
- Quatre nuits à Ometepe
- Trois nuits à San Juan del Sur
Notre séjour au Nicaragua a débuté de manière très positive à Léon. Nous avons vécu des moments mémorables et profité d’activités enrichissantes. Notre hébergement, à la Tortuga Booluda, s’est avéré être le meilleur rapport qualité-prix de notre voyage jusqu’à présent ! Cela, bien sûr, en ne tenant pas compte des maisons de notre ami M-L (article ici).
Notre séjour a commencé par une visite guidée en compagnie de Léo, un jeune guide passionné et passionnant. Il nous a partagé les aspects positifs et négatifs de son pays, ainsi que ses espoirs et ses craintes. Au cours de cette excursion, chaque participant a contribué à hauteur de 2 $ pour nous emmener au marché, où nous avons découvert une variété de produits locaux que nous n’aurions pas osé acheter ni goûter autrement. Des sucreries, des desserts, des fruits exotiques, des croustilles, du fromage et une boisson étaient au rendez-vous. Bien que toutes les dégustations n’aient pas été à notre goût, l’essentiel était d’élargir nos horizons ! Léo s’est avéré être l’un des meilleurs guides que j’ai eu la chance de suivre lors de mes voyages.









Le même jour, en fin d’après-midi, nous avons suivi l’un des guides les moins inspirants ! On nous avait recommandé de visiter le musée de la révolution, mais la qualité de la visite dépend grandement du guide le jour de votre visite. Le nôtre récitait son discours comme une cassette, en anglais, sans prendre de pause, dépourvu d’émotion, sans articulation et en fixant le vide. Un mot sur quatre était compréhensible, ce qui rendait impossible de suivre son discours.
Au cours de la visite, il nous a conduits sur le toit de la vieille bâtisse, qui n’était absolument pas adapté aux visiteurs. Marcher sur la tôle bosselée était déjà une expérience délicate, mais à un moment donné, la tôle a cédé sous mon poids, me faisant chuter (heureusement sans me blesser, mais suscitant l’inquiétude chez les autres). Cela a été, disons-le, une expérience qu’on se souviendra.
Un autre moment fort a été d’admirer le coucher de soleil depuis le toit de la cathédrale. Bien que le site soit officiellement fermé à 17h, notre guide Léo nous avait informés qu’il permettait aux visiteurs de profiter de la vue jusqu’à la fin du coucher de soleil vers 18h. La luminosité, la perspective, les couleurs, l’obligation de se déplacer pieds nus, tout était simplement parfait.








Une autre expérience plutôt inhabituelle et vraiment à découvrir depuis Léon est l’ascension du volcan actif Cerro Negro. Ce volcan jeune, datant de 1850 avec sa dernière éruption en 1999, est recouvert de roches volcaniques noires, dépourvu de toute végétation. L’objectif est de monter jusqu’au sommet avec une luge en bois dans les bras, pour ensuite glisser sur ses pentes lors de la descente.
L’ascension est exigeante, mais le défi majeur réside dans le vent qui s’engouffre dans la planche, donnant par moments la sensation qu’on va s’envoler. Pendant la descente, la direction et la vitesse sont contrôlées avec les pieds, permettant ainsi d’ajuster sa vitesse en fonction de sa tolérance au risque. Je peux confirmer que ma descente a été nettement plus lente que celle de Yan, mais j’imagine avec un niveau d’adrénaline similaire. Corail, quant à elle, était plutôt nerveuse ! Elle en vit des expériences nouvelles la sortant de sa zone de confort pendant ce voyage ! Nous sommes arrivés en sueur, recouverts de poussière noire, mais extrêmement satisfaits de cette expérience hors du commun.










Depuis Léon, nous avons effectué le voyage vers Granada en utilisant deux autobus locaux. À notre arrivée, la priorité de Yan était de trouver un bar diffusant le Super Bowl ce soir-là. Mission accomplie : nous étions dans une salle (climatisée!!) qui diffusait le match sur un écran géant avec un son beaucoup trop fort, le tout en espagnol. Nos filles ont suivi le match avec nous jusqu’au bout, grâce aux brèves apparitions de Taylor Swift !
Une autre ville coloniale, un autre tour guidé ! Le guide était sympathique et intéressant, bien que jamais autant que Léo ! Nous avons exploré de charmantes parties de la ville, toujours sous un soleil de plomb. Pendant notre séjour, nous avons également découvert les « isletas » dans le lac bordant la ville. D’une grande tranquillité en pleine nature, cette excursion en bateau fut des plus agréables. La vie sur ses îles est bien différente. Ça donne parfois le goût de devenir pêcheur…
Nous avons vécu deux expériences bien différentes de volcans dans la même journée. Le volcan Mombacho se découvre à travers des sentiers bien balisés autour de son cratère. À cette altitude, la température est nettement plus fraîche, et nous nous trouvons au cœur de la forêt tropicale. L’ascension est facilitée par des camions inclus dans le billet d’admission. Celui-ci est assez onéreux pour les petits budgets, à 20 $ US par personne pour une balade relativement rapide.
Le deuxième est le volcan Masaya, réputé pour sa lave visible depuis le sommet du cratère. L’expérience en elle-même est courte et peu excitante : nous avons seulement 10 minutes pour observer le cratère avec plusieurs autres touristes. L’odeur est forte, il y a de la fumée, la visibilité est limitée, les possibilités de photos sont nulles, MAIS nous avons vu de la lave !









Après Granada, nous avons pris la direction de l’île d’Ometepe, située dans le plus grand lac d’Amérique centrale, le lac Nicaragua, également connu sous le nom de Cocibolca. Ometepe se compose de deux volcans, le volcan Concepcion actif et le volcan Maderas inactif. Pour accéder à l’île, nous avons pris le ferry depuis San Jorge. Avec ses 275 km² et une population de 35 000 habitants, la principale source de revenu de l’île est la banane, suivie du tourisme. Toujours agréable d’arriver après une banane 😉
L’île est véritablement magnifique, et nous y avons passé des moments agréables. Cependant, les déplacements sont difficiles en raison de l’absence quasi-totale de transports publics : les bus sont rares, et les taxis presque inexistants (sauf dans la ville principale où nous ne résidions pas). Marcher est épuisant dans cette chaleur. Même faire du pouce est limité, car les pick-ups sont peu fréquents. Malgré cela, nous avons réussi à nous faire prendre en stop à deux reprises ! La solution la plus pratique serait de louer un scooter pour toute la durée du séjour, mais avec trois scooters par jour, le coût monte rapidement !
Pendant notre séjour, nous avons exploré les environs et profité de la longue plage s’étendant de Santa Cruz à Santo Domingo. Sur cette plage, le sable est doux et les vagues constantes, difficile à croire que ce n’est pas la mer. En plus de parcourir cette étendue de 3 km à pied, nous y avons également fait de l’équitation. C’était une première expérience à cheval pour Corail, qui a vécu un mélange de stress et de plaisir. Nous avons marché, trotté, et même galopé un peu. C’était vraiment magnifique avec la vue des deux volcans ! Ce qui est moins magnifique c’est la tarantule qui est venue nous visiter à notre petit hôtel!!!
Pendant notre séjour, nous avons aussi tenté l’ascension du volcan Maderas. Je dis « tenté » car nous avons décidé d’abandonner en cours de route. Bien que nous ayons commencé à 5 h 20 pour essayer d’éviter la chaleur, cela n’a pas du tout fonctionné. Lorsque les trois filles, nous avons commencé à ressentir des maux de tête, des nausées, quelques frissons et des étourdissements, nous avons pris la décision de faire demi-tour. Trois heures plus tard, de retour, nous étions épuisés et un peu déçus, mais c’est la vie. La chaleur rendait l’ascension vraiment très difficile, cette expérience nous donne la motivation d’améliorer notre condition physique à notre retour !








Dernière étape de notre périple au Nicaragua : la ville de surf de San Juan del Sur, près de la frontière du Costa Rica. Nous avons exploré trois plages lors de notre séjour. La plage de San Juan del Sur, au cœur de la ville, est marquée par la présence imposante du Christ de la Miséricorde, une statue de 25 mètres qui surplombe la baie. Nous y avons passé quelques heures à jouer dans les vagues. Il vente beaucoup en ce moment, il faut accepter d’être sur la plage et de souvent se faire sabler !
Le lendemain, nous avons posé nos serviettes sur la plage de Remanso pour notre cours de surf. Après une brève introduction sur la plage, nous avons passé deux heures dans l’eau avec les instructeurs, réussissant tous les quatre à nous lever sur la planche et à surfer une vague. Cependant, le nombre de chutes et d’essais infructueux était bien plus important que nos réussites. Le surf s’avère être tout un sport ! Yan et Céleste ont adoré l’expérience, tandis que Corail a pris quelques vagues, mais n’a pas autant apprécié. Mon taux de réussite était assez bas, mais j’ai tout de même apprécié l’expérience. Après une pause bien méritée, Yan et Céleste ont tenté de nouveau l’après-midi, sans instructeur cette fois. Le taux de réussite était plus bas, mais ils ont tout de même réussi à quelques reprises. L’assistance d’un instructeur, qui donne une petite poussée au bon moment, fait toute la différence pour les débutants. Nous en avons également profité pour jouer dans les vagues sans planches en fin de journée. Après cette journée intense, nos corps se faisaient ressentir, avec des courbatures aux bras et au ventre, des égratignures de planche et des coups de soleil rappelant notre effort intense.









Pour notre dernière journée, nous avons visité la plage Maderas, une autre baie prisée des surfeurs, bien que nous n’ayons pas surfé cette fois-ci. Les vagues plus imposantes nous ont permis d’observer des surfeurs de niveau plus avancé à l’œuvre. Nous pouvions désormais apprécier les efforts et le temps nécessaires pour atteindre un niveau plus élevé en surf. Une belle journée sur une magnifique plage, avec un coucher de soleil et la compagnie de chiens sympathiques, a mis la cerise sur le gâteau !









C’est ainsi que se concluent nos deux semaines au Nicaragua. Nous avons grandement apprécié notre séjour ici. Bien que nous ayons suivi l’itinéraire touristique classique, l’idée de revenir pour explorer davantage nous séduit. Le coût de la vie abordable, les transports en commun efficaces, la gentillesse des habitants et la variété d’expériences à découvrir font du Nicaragua une destination où nous pourrions passer plus de temps un jour.
Voici notre budget en dollars canadiens pour quatre personnes pour deux semaines :
Transport : (billets d’avion non inclus) 287,84$
Nourriture : 718,93$
Activités : 733,34$
Hébergement : 922.34$
Autres : 85,96$
Total : 2748,25$










Quel beau séjour diversifié! C’est un plaisir de vous lire et de visionner vos belles photos xox
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