La Polynésie française : Quand le rêve d’adolescent devient réalité (partie 1/2)

Il y a des voyages qui se planifient sur un coin de table, et il y a ceux qu’on porte en soi depuis toujours. Pour Yan, la Polynésie française, c’est le rêve d’une vie. Tout a commencé à 14 ans, devant une émission de Geneviève Borne sur Canal Évasion. À l’époque, il ne savait même pas encore qu’il aimait voyager, mais les lagons bleus étaient déjà gravés quelque part dans sa tête.

Après un rendez-vous manqué pour ses 40 ans, c’est finalement le 1er janvier 2026 qu’a sonné le grand départ. Destination : le paradis, à 24 heures de porte-à-porte de chez nous.

Partir bien accompagnés

On est partis en force : trois couples, six amis. Parmi nous, mes précieuses cousines : Catherine et son mari Martin, que nous côtoyons fréquemment, puis Josée-Anne et son mari Tony. Josée-Anne habite à Yellowknife (le Grand Nord !), alors se retrouver sous les tropiques après avoir été si proches dans notre jeunesse, c’était déjà une expérience mémorable en soi.

Le marathon du 1er janvier

On a commencé l’année en grand : réveil à 2h30 du matin, trois vols consécutifs rapprochés, mais une stratégie de pro : ne pas dormir dans l’avion pour arriver à Papeete le soir même et s’écrouler dans un vrai lit. On a tenu 24h debout, mais quel bonheur de se réveiller le lendemain sur l’île de Tahiti !

Premier constat : Il fait chaud. Une chaleur humide, enveloppante, avec un ressenti qui frôle les 40°C en ce mois de janvier (la basse saison, c’est aussi la saison des pluies !).

On a loué une voiture pour faire le tour de l’île. Coup de cœur immédiat pour les plages de sable noir. C’est déstabilisant : l’eau est si transparente qu’on voit nos pieds, mais le fond noir donne l’impression d’une mer sombre. Un contraste magnifique pour débuter l’aventure. En plus du sable noir, au menu : cascades, jardins, grottes, temples, point de vues : plusieurs arrêts sympatiques pour une belle entrée en matière.

Moorea : Dauphins, pirogue, ananas et cardio

Après cette mise en bouche, direction Moorea (l’île sœur juste en face) via un ferry de 30 minutes. Le comité d’accueil ? Une troupe de dauphins qui a sauté et tourbillonné autour du bateau pendant une minute magique. Pas eu le temps de photos, juste des yeux ronds, quelques larmes de bonheur et de l’émotion pure.

À Moorea, on a testé notre concept de « gang » : une grande maison sur le bord de l’eau. Un luxe abordable parce qu’on divisait par trois. On sautait dans l’eau avec nos masques et tubas directement depuis la plage pour saluer les poissons tropicaux.

Mes moments forts à Moorea :

  • La rando avec vue époustouflante et le champ d’ananas : On a grimpé sous une chaleur de plomb pour admirer le panorama en hauteur et ensuite on a traversé des champs d’ananas (saviez-vous qu’il faut presque deux ans pour qu’un seul fruit pousse ?). En redescendant, on a intercepté un producteur sur son tracteur. Grâce au français, la discussion est facile : on lui achète deux ananas frais, que Yan nous prépare sur le pouce avec son couteau de poche. Le meilleur de notre vie, point final.
  • L’excursion en pirogue polynésienne : Raies, tortues, requins et artefacts sous-marins. C’est là qu’on réalise qu’on est vraiment ailleurs. Coup de cœur unanime pour tout le groupe grâce à la beauté sous-marine et avec un couple polynésien des plus sympathiques et la meilleure salade de fruit de notre vie !
  • Le « Happy Hour » stratégique : On n’avait pas le budget (ni l’envie) pour dormir dans les grands complexes chics, mais rien n’empêche d’y aller pour le 5 à 7 ! Le Manava propose des cocktails à moitié prix et un spectacle de danse polynésienne au coucher du soleil 2x par semaine… Cette soirée en fut une de bonheur totale. Les danseurs sont hypnotisants.

On quittait Moorea le cœur déjà plein, mais prêt pour la suite des aventures. On remballe nos maillots direction l’île de Raiatea. Pour s’y rendre, on a opté pour le ferry depuis Papeete : une traversée de quelques heures où l’on voit les reliefs de Tahiti s’estomper pendant que l’air marin nous fouette le visage. On a adoré rester sur le pont pour la vue et l’air marin, avec beaucoup de crème solaire, car le vent masque la force du soleil polynésien !

Taha’a : L’île aux trésors

Raiatea et Taha’a partagent le même lagon, mais ont des personnalités bien différentes. On dort à Raiatea, mais on a mis le cap vers Taha’a, la petite sœur sauvage, pour une excursion dédiée aux sens.

  • L’or noir de la Polynésie : On a visité une plantation de vanille. C’est fascinant de voir le travail de moine derrière chaque gousse. Entre le début de la plantation, il faut 3,5 ans avant d’avoir sa première gousse de prête ! Saviez-vous que sur cette île de 5 000 habitants, on compte plus de 500 petites exploitations familiales ? On est tous repartis avec notre précieux butin parfumé. On la fera reposer 6 mois dans du rhum pour ensuite avoir notre propre essence de vanille naturelle !
  • Les perles comme Paris Hilton : On ne peut pas passer à côté des fermes perlières et des perles noires de Tahiti. On a appris tout le processus, de l’insert dans l’huître à la récolte 18 mois plus tard. Petit moment glamour : on nous a fièrement raconté que Paris Hilton était passée par là ! Je ne suis pas très « souvenirs matériels », mais j’ai craqué pour trois perles : une pour moi, et une pour chacune de mes filles, Céleste et Corail. Un morceau d’océan à ramener à la maison.

Le grand luxe : 3 jours en catamaran

C’était le moment tant attendu, celui qu’on pensait inaccessible : louer un catamaran privé avec capitaine. Encore une fois, la magie du « trois portefeuilles » a opéré. On a loué un 40 pieds, le juste assez grand pour que chaque couple ait sa cabine et sa salle de bain privées. 

Notre capitaine, Moana (un nom prédestiné qui signifie « Océan »), est un homme de la mer, calme et riche d’histoires. 

À cause de la météo capricieuse de janvier, Moana a pris une décision de pro : on quitte Raiatea immédiatement pour faire la traversée vers le lagon de Bora-Bora.

Pendant trois heures, on a vécu le rêve : suspendus dans les filets à l’avant du catamaran, on regardait le bleu du ciel et de la mer défiler. C’est un sentiment de liberté totale, la gratitude dans le tapis, qui se vit intensément.

La vie de pirate (version chic) :

  • Dormir au mouillage : On a changé de coin chaque soir, admirant le mont Otemanu sous tous ses angles. On se fait bercer par les vagues la nuit.
  • Le yoga au lever du soleil : Faire ses salutations au soleil sur le toit du bateau, au milieu du lagon.
  • Le Zodiac pour nous permettre d’aller explorer les jardins de corail. Plusieurs belles sorties de snorkeling.
  • On a pêché (juste assez pour des collations !)
  • On a plongé du toit du bateau, on a nagé, on a vu une pieuvre!  
  • Des couchers de soleil à chaque soir.

Le lagon de Bora-Bora est à la hauteur de sa réputation, et le découvrir en catamaran est une magnifique manière d’admirer toutes ses teintes de bleus. 

Après avoir vécu comme des rois sur notre catamaran, on pensait avoir tout vu. On a salué Moana et on a sauté dans un ferry direction Maupiti. On ne le savait pas encore, mais on s’apprêtait à vivre un autre grand coup de cœur de notre voyage.

à suivre…

3 réflexions sur “La Polynésie française : Quand le rêve d’adolescent devient réalité (partie 1/2)

    • Allo André,

      à l’aller: Montréal – Chicago – San Francisco – Papeete

      au retour: Papeete – San Francisco – Washington – Montréal

      Nous aurions pu prendre un vol Montréal – San Franciso directement, mais nous sauvions environ 200$ pp au moment de l’achat avec ce vol.

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